On a beau savoir que les jours rallongent, s'étirent et s'étendent à n'en plus finir, c'est toujours impressionnant de le constater de ses propres yeux.

Au début du mois d'avril, la nuit tombait doucement vers 21h. Et puis petit à petit elle a pris sont temps. Passant par des détours inconnus avant d'arriver jusqu'à nous.

Hier soir, il faisait encore clair à 23h. Plus tout à fait jour, mais pas encore nuit non plus. Même à minuit, alors que le soleil s'était caché derrière la montagne depuis longtemps, on voyait encore la silouette de l'imposant rocher se découper dans des traces de lumière comme d'un projecteur emporté au loin.

Dans ces moments là, la nuit est bleue. D'un bleu si surprenant qu'on colle la tête au carreau en se disant "mais qu'est-ce qu'il se passe ?"

Et nous n'avons pas fini d'être étonnés. D'ici un mois et demi, la nuit ne sera plus qu'un doux rêve...