Si longtemps et si profondément qu’ils sont devenus pierre. Le temps passe. D’abord de la mousse, puis des arbres, ont poussé sur leurs corps jusqu’à les recouvrir...

La mousse, verte, orange et rouge. L’herbe si verte et les arbres aux troncs rouges.

Le brouillard est leur souffle. Dormants, ils apportent la vie tout autour. Leurs douces mains reposent le long des routes, prêtes à nous saisir si nous tombons.

La forêt couvre chaudement leurs corps et, à travers elle, nous gravissons, pas à pas, pierre après pierre, les géants endormis, jusqu’à transpercer les nuages.