La légereté de ceux qui volent si simplement d'un bras à l'autre, d'un bord à l'autre.
La légereté aussi des corps qui tombent, plongent ou s'écrasent sur le filet. Le geste infime et précis qui déclanche la chute. Celui qui préserve la suspension. La facilité de la chute.
La pesanteur aussi des corps qui s'envolent, s'élèvent lentement, de ceux qui se raccrochent, se rattrappent, s'agrippent à d'autres bras. Le balancement du corps lourd qui se rend léger, qui fait semblant de voler, qui s'envole.
Les ailes de carton qui ne servent à rien. Pour voler, pas besoin.
Des étoiles dans le ciel et des vagues parfois. Une poésie toute entière. Une posture, un geste, un tissu, une lumière. La chute dans le filet. La mort rattrappée. Les poussières d'étoiles. La chute et le rebond, un flash, un instant figé dans la lumière.