Une moquette claire recouvre les ¾ du sol de l'église et des carrés de moquette sont disposés aux alentours. Le visiteur peut ainsi se déplacer sans chaussures et être directement en contact avec le sol. Il peut aussi s'asseoir ou de s'allonger.

Au milieu de l'église, sur la moquette : un escabeau/arbre à pensées. Il symbolise la montée des âmes et porte des petits textes, des phrases sur le thème des âmes et des anges, écrits par des poètes, des artistes, des philosophes, des religieux, des écrivains, etc., collectés dans différents ouvrages et sur internet. Plusieurs poèmes ont également été écrits par Cécile Favereaux. Les textes sont suspendus à l'escabeau par des fils de raphia. D'autres sont répartis dans l'église, suspendus à différents supports ou étalés sur le sol.

Sur le mur latéral droit de l'église, recouvert de tissu blanc, des nuages blancs sur ciel bleu apparaissent, projetés à partir de diapositives. Un voile de tulle blanc situé entre le projecteur et le mur, entre deux colonnes, capte une première fois l'image. Les nuages flottent dans l'espace avant d'être à nouveau captés par un corps ou, plus sûrement, par le mur d'en face.

Les nuages blancs renvoient directement au ciel : puisque les âmes s'élèvent ici, peut-être ont-elles déjà atteint les nuages. La blancheur et l'aspect cotonneux des nuages renvoient à l'image du cocon.

De nombreuses bougies de tailles différentes sont disposées sur les autels de l'église, sur des feuilles d'aluminium. Elles éclairent l'espace et créent une ambiance particulière, se conjuguant avec les projections de couleurs des vitraux. Elles renvoient aussi à la flamme qui représente dans différentes traditions la montée des âmes vers le ciel.

Une musique propice à la relaxation et la méditation, l'album Rue des cascades de Yann Tiersen, est diffusée en continue. Elle emplit l'église, contribuant à la constitution d'un cocon dans lequel le visiteur peut s'installer.

L'espace est également parfumé par de l'encens, qui accentue l'impression d' « ailleurs ».

L'intention est d'éveiller et stimuler les sens du visiteur : le toucher grâce à la moquette et aux tissus, l'ouïe grâce à la musique, l'odorat grâce à l'encens, et la vue grâce aux bougies, aux diapositives et à l'église elle-même (vitraux, mobilier art nouveau…). Le visiteur est ainsi extrait de son univers sensoriel habituel et propulsé dans un monde irréel qui l'invite à la réflexion.

ML


> Les souvenirs d'Absolu à propos de l'installation : ici