Là-bas ...
Par Mathilde Leroy le vendredi 21 septembre 2007, 17:47 - Les montagnes ne sont pas des montagnes / Mountains are not mountains - Film - Lien permanent

Diffusion du film Les montagnes ne sont pas des montagnes à la
Biennale de Måren les 28 et 29 juillet, dans une ancienne forge, petite maison
en pierres. Pas des plus confortables mais atmosphère bien en phase avec le
film : la télé grand écran posée devant un mur de pierres en train de
verdir, les fesses posées sur une vieille planche ou des pierres plates.
Peu de public à la Biennale : la pluie et l'impossibilité de venir
autrement qu'en bateau. Mais beaucoup d'artistes : musiciens, poètes,
écrivains, traducteurs, etc. qui ont constitué en grande partie le public de
mon film.

Au final, une biennale intime et intense, riche en expériences artistiques
et autres : la convivialité des repas tous ensemble dans la grande maison,
le tour de tracteur jusqu'en haut de la montagne (photo), la rencontre avec un
cheval blanc dans la nuit (!)...

Puis 20 jours à Dale i Sunnfjord. Retrouvailles avec les montagnes et les amis.
Nouvelles rencontres.

Projection du film à Transplant, "fabrique d'idées", projet sur lequel
j'avais fait mon stage en 2005. 63 spectateurs lors de cette soirée du 9
août ! Des gens de tous horizons venus parce qu'il s'agissait de leur
village, de leur nature, ou bien parce qu'ils me connaissaient, qu'ils avaient
lu l'article dans le journal peut-être, ou bien simplement parce qu'il se
passait quelque chose, et quelque chose d'artistique.

La suite du voyage : Bergen ! Une semaine à Bergen. Je n'y étais
pas restée aussi longtemps depuis mon SVE. Et j'y serais bien restée encore...
J'y ai retrouvé des amis, des anciennes collègues, les cafés, les rues pavées,
les maisons en bois... et les touristes qui m'ont un peu gâché la balade à
Bryggen où je me souviens m'être souvent baladée tranquillement en
2003/2004...

Je suis montée pour la première fois en haut d'Ulriken (en téléphérique).
Temps magnifique. Vue sur Bergen. Vue sur les fjords au loin, très loin.
Descente à pieds. Retour en ville à pieds aussi. Et en pleine forme.
Et puis la projection du film à Ungdomshuset 1880, où j'avais fait mon
service volontaire européen. Problèmes techniques. Retard. Mais c'était pas
bien grave apparement... les onze spectateurs avaient du temps devant
eux.

Dans la rue escarpée qui monte chez la copine qui m'hébergeait, des lignes de
cailloux...


Puis Stavanger... 2 jours


Rencontres intéressantes pour une éventuelle prochaine projection du film... à
suivre. Et balade dans les rues, entre les maisons colorées, dans les
cafés...


La mer du sud, entre Stavanger et Kristiansand. Quelques jours au calme, chez
une copine française.

Petite sortie "touristique" et sportive : la montée jusqu'à Preikestolen
(la chair), perchée à 600m à pic au dessus du fjord.

Le 28 août, arrivée à Kristiansand pour être bénévole au Punktfestival jusqu'au
2 septembre. Très belle expérience. Des rencontres intéressantes avec des
musiciens singuliers, la découverte de leurs musiques étranges et fascinantes,
et le bon stress de participer au bon déroulement de l'évènement.

Les derniers jours de mon voyage : à Oslo. A peu près 6h de bus entre
Krisitansand et Oslo, à cause d'un accident plus loin sur la route.
Retrouvailles avec une copine dessinatrice norvégienne et (re)visite du parc
Vigeland avec elle. Balade dans les rues, dans le parc du chateau (où je
repensais au personnage de Knut Hamsun, dans La Faim, qui venait
s'asseoir là, sur un banc, pour dormir ou écrire), dans les boutiques, les
librairies...

Avant de partir, petite visite au Cri et à la Madonne de
Munch à la Nasjonalgalleriet. Pas ceux qui ont été volés (il en existe
plusieurs versions). Il y avait aussi Pikene på broen (Les filles
sur le pont) et d'autres... J'aime aller dans cette salle de la galerie
nationale. J'y suis allée à chaque fois que je suis passée à Oslo (sauf les 3h
d'attente avant le train pour Bergen, à l'arrivée). Et j'y retournerai encore
les prochaines fois, puisqu'il y aura sans aucun doute des prochaines
fois...

Commentaires
Je peux venir, hein, dis ?
oh ben oui !