Hors cadre au Pays des Merveilles
Par Mathilde Leroy le dimanche 27 novembre 2011, 18:58 - Expositions - Lien permanent

''Exposition organisée par l’association Hors-Cadre comprenant des travaux
d’artistes des Esserres :
- Audrey Peyserre & Toune
- Mathilde Leroy (invitée par les Esserres) & Vince Jamal
Soirées festives le samedi 10 et le vendredi 16 décembre : 5€,
à partir de 20h
Exposition du dimanche 11 au samedi 17 décembre : Gratuit - de 14h à
18h - Fermé le lundi
Maladrerie
Saint-Lazare - rue de Paris - Beauvais (60)
Présentation de l'installation de Mathilde Leroy et Vince
Jamal
Pile : arrivée dans la forêt.
Face : la visée du voyeur (on se rappellera des tendances inavouables
de l’écrivain)
Mathilde Leroy nous propose une avancée sans fin au sein d’une forêt peuplée
d’arbres rouges couverts d’yeux, de sons étranges. Une avancée au ras du sol,
explorant les cavités et les recoins, à la recherche d’une échappatoire. Fuyant
des yeux rouges omniprésents, des grondements sourds et un environnement à la
taille démesurée, ce cheminement solitaire en forêt amène la construction d’une
allégorie personnelle, signe d’un imaginaire collectif lié à une peur du loup,
des monstres … À la découverte d’un autre monde, rythmé par la voix du poète
norvégien Ivar Orvedal, nous répétant « Alle – ingenting » :
« Tout – rien ».
Au verso de cette projection, des numéros flous et proches, défilant comme
autant de moutons numériques, laissent apparaître un personnage (le valet
?).
Sur un mode non linéaire, certain chiffres disparaissent, s’inversent ;
leur décompte formalise une attente de sommeil, nous basculant dans un vide
sombre.
Rappelant l’homme de Vitruve, un personnage tente de lever les bras, de
soupeser son corps. Il mime ces moments de convulsion qui nous surprennent
lorsque nous atteignons un sommeil profond ; ces contractions musculaires
nommées myoclonies.
La salle d’exposition ayant été coordonnée architecturalement selon le
nombre d’or, ce jeu numérique s’est imposé, reflet d’images fantômes & de
sensations impalpables.
Mathilde Leroy et Vince Jamal proposent deux modes de pénétrations dans la
fantasmagorie de Lewis Caroll, ils se permettent une abstraction au texte, ne
retenant qu’une perception atmosphérique ; frères d’arme d’un jeu
enfantin, auquel se substitue rapidement une réalité apeurée et
hallucinée.

